Mardi 11 novembre 2008
Dans la nuit du 31 octobre au premier novembre, les députés ont voté un amendement permettant aux "seniors" de plus de 65 ans de repousser leur départ à la retraite à 70 ans. Simple possibilité ou insidieuse augmentation de l'âge légale du départ en retraite ? Au fil de la "nécessaire" réforme du système de retraite prônée par le gouvernement, une idée fait son chemin dans l'opinion. "Les jeunes n'auront pas de retraite". Cependant, cette mort annoncée d'un système de solidarité inter-générationnelle est loin de décourager les mouvements politiques de jeunesse de gauche. Nous avons rencontré Guillaume Renaud, animateur fédéral du Mouvement des jeunes socialistes de l'Isère (MJS), et Julien Martin responsable de la section locale du mouvement des jeunes communistes (JC).

Pas facile de prendre rendez-vous avec ces deux jeunes hommes très impliqués dans la vie politique. Nous retrouvons Guillaume Renaud dans un café du centre ville de Grenoble. Il sort tout juste du travail. « Je suis assistant parlementaire de Geneviève Fioraso. C'est un travail passionnant et très prenant. J'ai quand même pu m'éclipser discrètement d'une réunion. » Quant à Julien Martin c'est de l'inauguration de la nouvelle exposition de la galerie municipale de Fontaine, située à deux pas de la permanence du parti communiste, qu'il s'échappera quelques instants. Il est conseiller municipal. Pressé, légèrement essouflé, il s'excuse de nous avoir fait nous déplacer jusque là. Nous avons posé (séparément) les mêmes questions à Julien Martin et à Guillaume Renaud. Voici leurs réponses.


Que pensez-vous de la nouvelle possibilité qui est faite aux salariés de travailler jusqu'à 70 ans ?

Pour Guillaume Renaud, cet amendement est « une brèche ». Selon lui, la prochaine étape du gouvernement sera « d'augmenter la durée de cotisation ». Il trouve également « artificiel » d'augmenter l'âge de la retraite « lorsque le taux d'emploi des seniors est très bas ». Julien Martin le rejoint sur ce point et précise quelques chiffres: « seul un tiers de la population travaille encore à 60 ans. Le reste est au chômage ou en pré-retraite. » Pour lui, la retraite à 70 ans est « une absurdité ». Il s'inquiète aussi du "choix de société" imposé par la droite.



N'est-il pas paradoxal de se pencher sur le thème des retraites alors que la jeunesse souffre des problèmes liés au logement, à l'emploi ?


Selon Guillaume Renaud, « une organisation de jeunesse ne doit pas uniquement se préoccuper de ses problèmes ». Cependant, Julien Martin admet que les retraites ne sont pas un élément moteur pour les JC. « Nous avons d'autres combats comme la gratuité des transports en commun, le logement. Mais si un mouvement se créée, semblable à celui de 1995 sur les retraites, nous le rejoindront."

Car en effet, l'augmentation de l'âge de la retraite ne serait pas sans impact sur l'emploi des jeunes. Comme le rappelle Guillaume Renaud, l'équation est simple. « Plus les seniors occuperont longtemps leur emploi, moins les jeunes auront de place sur le marché du travail. » Voilà pourquoi les MJS ont commencé un campagne de distribution de tracts sur ce thème dans les lycées et sur le campus.



Pensez-vous, un jour, bénéficier d'une retraite ?


Ne possédant pas de boule de cristal, Julien Martin regrette de ne pouvoir nous répondre. Mais si lire l'avenir est impossible, les hommes affirment vouloir se battre pour pouvoir en bénéficier. « C'est le rôle d'une organisation de gauche » affirme Guillaume Renaud. « Si à 20 ou 25 ans, on est défaitiste, ils ne nous la donneront pas » avance tout de même Julien Martin. En effet tous les deux semblent se préparer à un combat difficile. Mais ils sont déterminés. « Molière est mort sur scène, dit très sérieusement Julien Martin, moi je ne veux pas mourir au travail. »


Margaïd Quioc

Par Margaïd
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Samedi 1 novembre 2008

Nous avons rencontré Lull, chanteur folk grenoblois, après un concert à la bibliothèque du centre ville.



Quelles sont vos impressions après ce premier live dans une bibliothèque ?

Le concert ne s'est pas trop mal passé, même si une bibliothèque, ce n'est pas un cadre habituel. Le public a été très attentif mais pas démonstratif. Dans les salles de concert, le public est plus chaleureux et dans les cafés concert, les gens ne prêtent pas attention à la musique, qui n'est qu'un fond sonore pendant qu'ils boivent un verre. Aujourd'hui, ils avaient la même attitude que lorsqu'ils viennent lire leur journal. Le public aussi était différent, il y avait plus de personnes âgées. Ce soir, une dame qui devait avoir plus de soixante ans est venue me demander de dédicacer mon album. Ça ne m'était jamais arrivé.


Vous faites également partie du groupe settle in motion. Pourquoi avoir monté un deuxième projet musical ?

Settle in motion est un groupe plus rock. Quand je proposais de jouer des morceaux folk que j'avais composé, les autres membres du groupe les refusaient. Je me suis donc lancé dans un projet solo pour pouvoir jouer mes morceaux. Mais bien sur, cela pause quelques problèmes de gestion. J'ai un emploi du temps bien rempli. Faire partie d'un groupe comme Settle in Motion, cela facilite les choses pour la com', la recherche de concerts... Mais pour Lull, je n'ai personne pour m'épauler. Et comme les cachets de mes concerts, ne me suffisent pas, je dois également travailler, comme surveillant de cantine et de garderie, pour gagner ma vie. Mais j'aimerais pouvoir obtenir le statut d'intermittent du spectacle, et vivre de la musique.


Pourquoi composez-vous en anglais ?

Parce que c'est la langue que je préfère. J'écoute de la musique en anglais et je préfère même voir des films en anglais. J'ai donc plus de facilités pour écrire dans cette langue. J'ai essayé d'écrire en français mais ça en me plaisait pas. Lull, en anglais, signifie “moment de calme” ce qui correspond à mes chansons. Je voulais avoir un nom anglo-saxon, car ainsi, les gens s'attendent à des chansons en anglais. J'ai donc choisi d'écrire en anglais par choix, et non pas par pudeur, comme on pourrait le croire.


La guitare a une importance particulière dans vos live. Où avez vous appris à en jouer?

J'ai appris à jouer de la guitare tout seul. Quand j'étais en seconde, au lycée, un copain anglais m'a initié à la guitare; j'ai trouvé ça cool et j'ai eu envie de continuer. Mais il est reparti. Je n'avais pas les moyens de me payer des cours. Et de toute façon, je pense que je n'étais pas assez discipliné. Je me suis donc acheté des magasines spécialisés et j'ai appris à jouer à partir de tablatures. Maintenant je travaille en écoutant un morceau. Je cherche à le reproduire jusqu'à ce que le résultat me plaise.


Quel est votre point de vue sur la scène musicale locale ?

La scène musicale à Grenoble est très dynamique. Il y a beaucoup de bons groupes et de nombreuses structures qui soutiennent les musiciens. Mais ce qu'il manque ici, ce sont des lieux pour jouer en public. Il y a bien un salle de 800 places en construction [ à Bouchayer Viallet, elle sera livrée en 2010 ndlr], mais ce qu'il faudrait, c'est une salle plus petite, de 500 places. Quant au public grenoblois, il est très aléatoire et difficile à cerner. Un copain qui a joué en Allemagne, en suède en Norvège m'a dit que le public y était plus réceptif. Il est vrai que plus de monde comprend l'anglais là bas et ils sont plus habitués à la culture folk. On dit aussi que le public du nord de la France est plus chaleureux. Fin octobre, je serai à Reims et à Paris avec Settle in motion. On verra bien comment ils réagiront.


 

Par Margaïd
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Dimanche 12 octobre 2008

Impossible de l'éviter, elle est partout. La crise financière a envahi nos journaux, nos radios et nos écrans, avec des titres tour à tour rassurants ou inquiétants. “La plus grande crise depuis 1929”, comme l'appellent certains spécialistes et journalistes est ainsi en bonne place dans les kiosques. Cependant, les marchands de journaux du centre ville sont catégoriques. L'étalage à la une des quotidiens des épisodes de la crise ne fait pas vendre.


Pour Mokdad Ghassan, qui vend des journaux dans un tabac proche de la place Victor Hugo, “la plupart des lecteurs de quotidiens l'achètent par habitude, peut importe le sujet à la une”. Il remarque tout de même que certains magazines ayant choisi de faire un dossier sur la crise financière sont partis très vite. Mais pas forcément avec des épargnants: “ce sont plutôt de jeunes étudiants intéressés par le sujet”.


Au Mag'Presse des Vendra, on reconnaît avoir vendu plus de quotidiens économiques que d'ordinaire. “Par contre les revues renseignant sur les placements se vendent beaucoup moins”. La crise financière ne dope donc pas les ventes d'une presse nationale que l'on dit morose. “Vous savez, ajoute Madame Vendra, les gens font de toute façon très attention à leur porte monnaie”. “Et ils sont inquiets, renchérit Monsieur Vendra, et tous ces gros titres, ça ne rassure pas, ils râlent beaucoup après les banques.”

Entrent deux clientes. Elles choisissent un magazine de loisirs. “Nous, on ne lit pas les journaux”. Elles n'ont cependant pas échappé au 20 h. Pour elles, tous ces sujets sur la crise diffusés à l'heure du dîner “ne font qu'amplifier le problème”.


C'est également l'avis de Renan Trovoro, banquier. “Les gens sont très inquiets par ce qu'ils voient à la télévision, surtout les personnes âgées et les petits épargnants”. Une inquiétude due selon lui à une mauvaise information. La preuve: “les personnes au courant de l'actualité financière continuent à investir et à faire des bénéfices”. Alors, Renan n'approuve pas vraiment la manière dont les médias traitent la crise:“ ils affolent plus qu'ils ne rassurent pour faire de l'audience, ce n'est pas comme ça que l'on va s'en sortir”.

Plusieurs choses agacent Renan Trovoro dans le traitement de la crise financière, plus particulièrement à la télévision. “Ils mettent toutes les banques dans le même panier, alors qu'il y a de grosses différences”. Et elle ne met pas suffisamment en avant les garanties dont bénéficient tous les petits épargnants. “70 000 euros sont garantis pour chaque compte épargne, compte chèque et assurance. Mais l'on n'en parle pas dans les médias.” Conséquence, “cette semaine, j'ai encore dû convaincre un monsieur de ne pas retirer toute ses économies de la banque.”


Un commerçant voisin, Jean-Charles Roseto, fait les mêmes reproches. Il a l'impression que “les journalistes amplifient les conséquences directes de la crise sur les petits épargnants”. Pour lui l'analyse de la crise financière dans les médias n'est pas assez appronfondie. “On ne sait toujours pas comment il est possible qu'une banque qui possède 15 milliards d'euros en perde 300 milliards”. Ses clients aussi, d'après lui, se méfient du discours médiatique. “ Ils n'ont aucune confiance en ce que disent les journalistes.”


Alors, la crise financière aurait-elle été sur-médiatisée ? C'est en tout cas ce qu'affirme Renan Trovoro: “Pour l'instant, il n'y a pas de raison de s'inquiéter... même si ce n'est que le début et que 'on ne sait pas trop où on va”. Le discours du banquier n'est pas non plus très rassurant.

Par Margaïd
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Samedi 11 octobre 2008
Une alimentation locale pour tous, est-ce possible? Manger 5 fruits et légumes par jour tout en favorisant l'agriculture locale. Une exigence d'une partie des consommateurs à laquelle répondent les associations pour le maintien de l'agriculture paysanne (AMAP). Le principe ? On s'abonne pour une durée de 6 mois, et en échange, on reçoit chaque semaine un panier garni de fruits et légumes de l'agriculture locale et biologique. En Isère, elles rencontrent un succès grandissant. Pour la seule ville de Grenoble, on en compte 14 qui distribuent plus de 400 paniers chaque semaine.

L'association Soli'Gren, qui milite pour une consommation responsable, propose également des paniers issus de l'agriculture locale. Plus de trente familles ont adopté la formule.
Comme chaque mardi après midi, jour de distribution des paniers, Christiane Mettra, bénévole, s'affaire dans l'arrière boutique de la rue Maginot. Les fruits et légumes livrés par des producteurs des alentours sont conservés dans une petite chambre froide.“Il n'y a pas autant de choix qu'en grande surface, admet Christiane, mais tous les produits frais sont locaux et de saison”. Ce qui transforme parfois la confection des paniers en un vrai casse tête. “La saison a été difficile pour les producteurs, à cause des fortes pluies.” Résultat de cette saison calamiteuse, il n'y aura pas de tomates au menu cette semaine. “Au lieu de mûrir, elle ont attrapé le mildiou, et le producteur n'a pas pu nous les livrer comme prévu.”.Mais il faut pourtant que Christiane confectionne 20 paniers parfaitement identique. Alors tant pis, elle seront remplacées par des pommes de terres.

Contre partie de cette consommation locale : le prix. Il faut débourser 247 euros pour un abonnement de 6 mois aux paniers Soli'Gren de 3 kg. “Cela revient à 9 euros 50 par semaine” précise Christiane. Dans un supermarché voisin, le même “panier” coûte deux euros moins cher. De quoi décourager les petits budgets. “Les paniers Soli'Gren sont plus connus des milieux aisés que des milieux à bas revenus”, reconnaît Jean Philippe Moutarde. Il est animateur de l'association, et s'occupe plus particulièrement d'un projet de distribution de paniers de fruits et légumes dans des quartiers défavorisés de Grenoble. “Nous souhaitons faire accéder les personnes à bas revenus à la consommation responsable par un système de solidarité entre les consommateurs”. Un panier à 9 euros 50 financera un panier aidé, qui coûtera 6 euros 50 aux bénéficiaires, des familles au coefficient inférieur à 610 et des étudiants. “Cela nous permettra d'autofinancer ce projet”. En outre, la période d'abonnement à ces paniers aidés ne sera que de deux mois. “Nous espérons ainsi distribuer 30 paniers dans les centres sociaux Mistral et Capuche, à partir du mois de décembre”.

Jean Philippe Moutarde pense ensuite étendre la distribution à d'autres quartiers de la ville. “ Mais arrivera un moment où nous ne pourront plus grossir. La quantité de produits que peuvent nous fournir les producteurs locaux n'est pas illimitée”. Nourrir toute la population grenobloise avec la seule production locale paraît impossible. Christiane nous le confirme: “Parfois, on est obligés de compléter les paniers avec des bananes ou des oranges du commerce équitable.” Les étals de fruits et légumes des supermarchés ont encore de beaux jours devant eux.
Par Margaïd
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Lundi 19 mai 2008
Je l'attendais encore plus que les autres, ce concours d'entrée à l'IJBA. L'école propose la formation qui me tente le plus et a le net avantage d'être implantée à Bordeaux, si proche du Pays basque et de l'Espagne... Pas la peine de vous dire que j'ai mis toutes les chances de mon côté. Mais on a beau enchainer les fiches d'actualités, les résumés de film et les projets d'enquête, le jour du concours, rien n'est encore joué.

Première épreuve... l'attente. Tous les candidats avaient rendez-vous à 13h, les épreuves débutant à 14h. La foule se masse à l'entrée des amphis. Les portes s'ouvrent, enfin. "Préparez vos convocations et cartes d'identité !". On entre au compte-goutte et il faudra trois quarts d'heure avant tout le monde prenne place sur les bancs de l'amphithéâtre.

Première épreuve: le très redouté résumé de film. Cette année, on nous a présenté un reportage du journal de france2 à propos d'une exposition sur les peuples barbares au palais Grassi, à Venise. la narration était intéressante. Le journaliste faisait un parrallèle entre barbares d'hier et immigrés d'aujourd'hui. Mais au moment de la rédaction, pas évident de savoir par quel bout le prendre.

Ensuite vint l'épreuve de français. la dictée ne présentait pas de difficulté majeure. Un mot inconnu fit soupirer l'amphi: Vibrillonnante. Mais à un point de pénalité par faute pour une dictée sur 4 points, pas évident d'y récolter quelques points.
Il a ensuite fallu corriger un texte puis indiquer le genre de quelques noms: apogée, amiante, écritoire, interwiew, planisphère. Il y avait également un exercice d'accord de participes passé tarabiscotés. pour finir il fallait mettre au pluriel des mots composés: dernier-né, sans-abri, haut-parleur.
J'ai des regrets sur cette épreuve. Avec quelques révisions, il est facile d'y glaner quelques précieux points. J'avais bien relu quelques règles de gammaire et de conjugaison. Mais après coup, je pense que la meilleure des révisions, c'est de lire beaucoup et de s'arrêter sur les accords, orthographes qui ne semblent pas évidentes, de se demander porquoi tel mot s'écrit ainsi.

Après une petite pause, nous revoilà dans l'amphi pour le questionnaire d'actualité. première impression: déception.Malgré toute l'attention portée à l'actualité depuis le mois de janvier, je peine à remplir la moitié du questionnaire. Quelques extraits:

Qui est le président de la Chine ? le premier ministre du Pakistan ?
Quel est le nom du dernier album d'Alain Baschung, De Francis Cabrel ?
Quelle somme a fait perdre Jérôme Kerviel à la Société générale ?
Pourquoi a-t-on parlé récemment de la Villa Médicis ?
Qui a remporté le dernier Paris-Roubaix ?
Qui est le président du CIO ?Qu'est-ce-que le situationisme ?
Qui est le président du directoire du Monde ? Quelles démission concommittantes sa nomination a-t-elle provoqué?
A quelle célèbre cantatrice Cécilia Bartholdi rend-t-elle hommage dans son dernier album ?
Quel prix l'architecte français Jean Nouvelle vient-il de recevoir?
En quelle anné Mao a-t-il déclaré que le Tibet faisait partie intégrante de la Chine ?
Qui a récemment été nommé secrétaire d'état: au commerce extérieur? à la famille? à l'outre-mer? à l'aménagement du territoire ?
A combien s'établi le nouveau record du monde du 100 mètres nage libre ?
Qu'est-ce que l'UIMM ? qui en est le président?
Quel organisme gouvernemental surveille les dérives sectaires?
Quel était le précédant nom de l'actuel Zimbabwe ?
Pourquoi Kurt Westergaard vit-il caché ?

L'après-midi fini avec le projet d'enquête. Il fallait traiter, au choix, du pouvoir d'achat ou du jardinage. J'ai choisi le second sujet en l'anglant sur des pratiques particulière de jardinage: bio, en ville, ou sur des thèmes précis (exotiques, zen...).

Résultat de la journée: mitigé. Bof. On verra bien. Il reste un espoir ... On verra ça le 11 juin !
Par Margaïd
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Mercredi 30 avril 2008
Cela nous vous a sans doute pas échappé. Pendant que France 2 passait au 16/9, les journaux de France 3 ont étrenné un nouveau décor, il y a quelques semaines. Ou comment quelques changements à l'écran peuvent devenir un vrai casse tête au sein des rédactions.



La discussion est animée, ce mardi, à la conférence de rédaction de France 3 Iroise. Depuis la veille, les journaux de la chaîne se sont dotés d'un nouvel habillage. Et celui-ci ne fait pas l'hunanimité. Principal incriminé, le bandeau bleu, placé très haut, qui indique la date et l'édition du journal visionné. "Dans ces conditions, toute une partie de l'écran devient inutile", remarque une journaliste.


Le problème est de taille pour les journalistes reporters d'images (JRI). Il doivent tenir compte de cette nouvelle contrainte, surtout lors des interwiews. En effet, à l'écran, un bandeau, indiquant le nom et la fonction de la personne interrogée, s'affiche au dessus du bandeau permanent. Le plan large est donc de rigueur, afin d'éviter de cacher une partie du visage. "Cela oblige tout le monde à filmer de la même façon", regrette un JRI.


Marie Laure Augry, médiatrice des rédaction de France 3, justifie ces choix
sur son blog.
"Ce choix répond aux contraintes techniques liées à la juxtaposition des formats 4/3 et 16/9ème. [...] Beaucoup d'entre vous regarde la télévision sans opérer de réglages (trop souvent fastidieux). Résultat, un système automatique zoome dans l'image 4/3 pour l'adapter au format de l'écran (16/9). Dans cette configuration, les informations positionnées en bas ou en haut de l'image, disparaissent. Aussi il nous est apparu nécessaire de donner à tous accès aux informations contenues dans le bandeau."


Un détail semble n'entre pas être entré en ligne de compte: le sous-titrage. Deux fois par semaine, un sujet en breton est envoyé à Rennes pour être sous-titré. Il est ensuite diffusé dans l'édition Iroise. L'assistante d'édition est inquiète. "Je me demande où ils vont pouvoir caser le sous titrage." A la réception de la bobine, c'est la déception. Le reportage sur
l'expo "Boat people" du port musée de Douarnenez est gaché par des sous-titres qui occupent presque la moitié de l'écran. "On ne va pas pouvoir diffuser ça!" s'énerve le rédacteur en chef.


Les monteurs aussi se montrent sceptiques. Et pas uniquement sur les bandeaux. Le générique est également critiqué. "Avec les rayons de lumière qui passent derrière, on dirait celui de TF1 !" A la rédaction, on regrette surtout l'uniformisation du générique, identique pour toutes les édition. Pour l'assistante d'édition,"nos différentes éditions étaient plus identifiables avec les anciens génériques". Mais elle fini par trouver une parade, en affichant la date en breton dès le début du générique du journal "an taol lagad".


Des aménagements sont encore à trouver pour paufiner ce nouvel habillage. Malgré ses défauts, on finira bien par l'adopter.

Par Margaïd
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Lundi 21 avril 2008


Et voilà ! une épreuve écrite de passée ! Une bonne suprise globalement sans oublier, en bonus, la découverte de la ville de Paris .




Après des mois à ficher Le Monde et une préparation intensive de l'épreuve d'anglais, voici enfin venu le moment de me tester. Loin de moi l'idée d'intégrer le master du Celsa l'année prochaine. Le concours d'entrée dans cette école rattachée à la Sorbonne est réputé très sélectif. Les différents posts sur le forum de Categorynet ne sont d'ailleurs pas encourageants. C'est donc sans illusion que je me suis rendue à Paris... trois jours avant les épreuves !


Le hasard faisant bien les choses, mon amoureux a dû se rendre aux archives de la
fondation Jean Jaurès pour son mémoire. Nous avons donc décidé de partager nos chambres d'hôtel, afin de prolonger le séjour. Un événement ! Je ne m'étais jusqu'à présent presque jamais rendue à Paris. (quelques passages à Montparnasse, une visite chez une tante alors que j'avais un an, et une autre fois au lycée, une visite éclair d'à peine 24h pour une demande de subventions, pis c'est tout)


Au programme de ces quelques jours, révisions la journée à l'hôtel, et balades en amoureux, le soir, sitôt les archives fermées. J'ai donc découvert la butte Montmartre, grouillante de touristes, le forum des halles, le centre pompidou, le quartier latin...


Une semaine à la fois studieuse et détendue jusqu'au dernier soir, où nous sommes allés au ciné voir... Bienvenue chez les Ch'tis. Ca ne m'a pas mal réussi: le nuit précédant la fatidique journée a été très bonne. C'est donc fraîche et dispo que je me suis présentée à la
maison des examens d'Arceuil, une vingtaine de minutes avant le début des épreuves.


A l'entrée il faut monter patte blanche: convocation et carte d'identité obligatoires. Une candidate se fait refouler par un vigile: "moi, je ne connais que les convocations!". Il finira tout de même par l'autoriser à prouver sa bonne foi. Elle lui indique son nom parmi les listes de candidats et sera finalement autorisée à composer.


Je fais partie du groupe "A5". Il faut grimper d'interminables étages, faire la queue, présenter à nouveau carte d'identité et convocation, chercher sa table et... attendre. J'ai le temps de flâner, et des questions angoissantes me viennent à l'esprit. Sur la centaine de personnes assises autour de moi, combien passeront les écrits ? Combien entreront au Celsa ? 4 ? 5?


Mais enfin, les sujets sont distribués. Pour cette première épreuve de synthèse, il nous est demandé de rédiger trois articles sur le thème du pétrole, à partir d'un dossier de dépêches. Cela donnait (plus ou moins)
-Après avoir décrit les évolutions des cours du pétrole ces derniers mois, vous analyserez les cause de ces fluctuations. Vous montrez pourquoi ce thème est revenu sur le devant de la scène politique, économique et social en Europe et en France. (en 200 mots s'il vous plaît)
- Vous montrerez les défis que pose l'épuisement des ressources en pétrole à la communauté internationale et quelles sont les solutions de remplacement envisagées (200 mots)
- Le pétrole, une arme diplomatique? vous étaierez votre analyse en vous appuyant sur des exemples concrets. (400 mots)



4 heures de concentration intense. Je fais bien attention à respecter la présentation d'un article de presse (titre, chapô...). "Il vous reste 5 minutes!" Je rends ma copie sans avoir tout à fait fini. je suis néammoins satisfaite. Je ne m'en sors pas si mal pour une épreuve que je n'ai pas réussi à bien préparer.


Midi et demi. La place devant le centre d'examen est envahie par les pique-niqueurs. Un malin a même garé sa barraque à frites juste devant l'entrée du SIEC. Les commentaires vont bon train. Certains discutent autour d'un café, se plongent dans un bouquin. D'autres sortent leurs petites fiches pour d'ultimes révisions.


A treize heures trente, tout le monde est de retour dans la salle pour l'attente la plus longue de la journée. Les regards des candidats et des examinateurs sont fixés sur l'horloge. Les sujets sont distribués, mais interdiction formelle de les consulter avant l'heure prévue. 13h59, tout le monde est dans les Starting Blocks. Et enfin: "Vous pouvez y aller."


Au programme cette fois-ci, un texte à trous sur les médias en Chine. Puis un essay à partir d'une citation d'un journaliste américain, Walter Lippmann, "A long life in journalism convinced me any presidents ago that there should be a large air space between a journalist and a head of state". Au final, ce sera, il me semble, l'épreuve dans laquelle je me suis le mieux défendue. A voir lors de la publication des résultats...


Pour finir, l'épreuve reine des concours d'entrée en master de journalisme, le questionnaire d'actualité et de culture générale. Quelques extraits :
Que fut la révolution des oeillets?
Quel événement a relancé le débat sur l'euthanasie en France ?
Qu'est ce que la crise des subprimes ?
A quoi les accords de Matignon, signés en 1988, ont-il mis fin?
Quelle émission de radio, crée par Michel Polak est-elle présentée par Jérôme Garcin sur France Inter?
Quels records Alain Bernard a-t-il battu lors des derniers championats d'Europe?
Qu'est ce que l'armée du Mahadi, impliquée dans des affrontements dans le sud de l'irak ?
Pourquoi le groupe Tokio hotel a-t-il suspendu sa tournée en France ?


Je sors plutôt satisfaite de cette journée "test". Je n'ai pas été prise au dépourvu, j'ai bien rattrapé mon niveau d'anglais, mes connaissance en actualité sont satisfaisantes. Une bonne journée finalement !


Après cette épopée parisienne, retour à la maison. Dans le RER qui me mène a la gare Montparnasse, un groupe de copines rigole. "C'était vraiment trop chaud !" "Moi j'ai complètement foiré l'anglais" "Oui mais, relativise une autre, on s'est bien marré !"


Par Margaïd
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Vendredi 4 avril 2008

Depuis peu, je suis une supportrice du stade Brestois. Oui, mesdames et messieurs. Pas question donc de rater le derby: le Brest-Guingamp.


Pas difficile de trouver le stade Francis Le Blé: il suffit de suivre la foule depuis la place de Strasbourg. Peu de supportrices dans le cortège: des hommes de tous âges, des papas avec leurs gamins, mais où sont donc restées les femmes ?  Comme, je suis accompagnée d'un fidèle supporter de l'en avant, gallo de surcroît, arrêt obligatoire chez le marchand de galettes-saucisse. Un must, une spécialité de Haute Bretagne: une saucisse grillée enroulée dans une épaisse crêpe (pardon, galette) de blé noir FROIDE.


Comme à chaque derby, le dispositif policier a été renforcé. Les forces de l'ordre interdisent l'accès à la tribune visiteurs. Pas questions pour les supporters guingampais de visiter la rue. Leurs bus les débarquent juste à l'entrée du stade.


Nous trouvons nos places, serrés comme des sardines entre deux papis à notre droite et deux supporters guingampais à notre gauche. Les ultras et les celtics font déjà retentir cris d'encouragement et autres Guingamp, on t'en.... censés rappeler aux supporters des rouges et noir qu' "ici, c'est Brest" et qu'ils ne sont pas chez eux.


Au milieux de ce joyeux (?) brouhaha, le chauffeur de stade (comment l'appeler autrement?) réussit à imposer quelques secondes de silence en mémoire de Michel Morretti, président du club d'Ajaccio.


La partie commence. Je ne m'y attarderai pas, trop peu intéressant. Les joueurs n'étaient pas à leur meilleur niveau (c'est peu dire), de trop rares jolies actions peu récompensées pour un score final de 1 à 1. Nul, donc.




Mon intérêt se portera sur les supporters guingampais, placés dans une tribune non couverte. Petite précision, si cette tribune n'est pas abritée, ce n'est pas pour tremper les spectateurs adversaires mais pour que leurs chants ne résonnent pas dans le stade.


A les observer, l'utilité des associations de supporters se fait évidente. Ils en faut de la préparation, de la synchronisation pour enchaîner les chants et ébauches de chorégraphies (soit on saute, soit on tend les deux bras, soit on les balance en rythme au-dessus de la tête). Et puis il y a les désormais tristement célèbres banderoles. Il y a celles qui représentent le logo du club, d'autres sont revendicatives ("les matchs le samedi") et puis il y a la chambre, l'insulte suprême adressée aux supporters du Stade Brestois: "Brestois, achète-toi un stade à IKEA".

 
Vu l'ambiance, elle me fait rire cette banderole. Faut dire qu'un joueur guingampais ne tardera pas à se faire sortir pour carton rouge. Les brestois le huent, et il leur répond en s'empoignant les testicules. Plus tard, un gamin teigneux adressera un doigt d'honneur à la tribune d'en face... Un langage que je peine à comprendre.


Bref, pas un grand match, mais il faut bien s'aérer l'esprit.
En rentrant à la maison, j'apprends qu'un tag, dans la franche lignée de la banderole des boulogne boys, a été effacé juste avant l'arrivée des Guingampais: "Nos enfants sont dans les stades, les vôtres sont dans les congélateurs". Référence à un sordide fait divers survenu dans les Côtes d'Armor.

Non, décidément, je ne comprendrai jamais.

Par Margaïd
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Vendredi 28 mars 2008

Je crois que c'est comme ça que l'on peut qualifier ma mésaventure de cet après midi...

Je sortais d'un rendez-vous avec les membres de la maison brestoise du couple et de la famille, à l'occasion de leur AG annuelle. Je reprends la voiture que le redac chef me prête et là... impossible de démarrer ! J'avais beau essayer d'embrayer, débrayer, mettre en prise... Rien à faire...

NO PANIC

Coup de fil à mon amoureux... Ben oui, dans mon infinie sagesse, je n'ai même pas pensé à noter le numéro de la rédaction en cas de souci. Un petit coup d'oeil au journal, et me voilà renseignée.
La secrétaire me répond, me passe le redacteur en chef. "Essaie encore un peu et rappelle..." J'essaie encore. Et encore. Rien à faire.
Re-coup de fil. " Un garagiste est en route !" Sauvée ! Il arrive, branche la batterie et démarre la voiture sans souci. Je le suis jusqu'au garage ou un garagiste ausculte le moteur. Toujours aucun souci au démarrage. " Le problème ne vient pas de la batterie en tout cas." Alors c'est quoi le problème ? "Sans doute le filtre PHM qui déconne et ça ira en s'aggravant." ah? bon. " Pour l'instantn vous pouvez roulez avec et au moindre problème, vous venez nous voir. Et attendant, je ne vous facture rien." Sympa !!!

Retour à la rédac, un tantinet honteuse (mais pourquoi j'ai pas réussi à la démarrer, cette p.... de caisse ?). Mais personne ne m'en tient rigueur. Je me remets donc au travail.

Par Margaïd
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Mercredi 26 mars 2008

En ce moment à Brest, l'évènement, c'est l'instalation du magasin Ikea. Impossible de le rater. Tous les bus on un grand panneau collé au fesse : "ils sont complètement à l'Ouest, ces suédois". Référence au design "fou" des meubles Ikea (toujours selon les panneaux publiciataires, moi je n'ai jamais mis les pieds dans un tel magasin), et au fait que l'ikea brest est le plus à l'ouest géographiquement.


Enfin bref, chez certains, on frise l'hystérie, et bien évidemment on en parle à la rédaction. On peut grossièrement dessiner deux camps: les "pro-Ikea" (J'adooooore, j'ai hâte d'y aller) et les "j'men fous d'Ikea" (mais j'irai y faire un tour dans un mois).

Il y a ceux qui ont eu la chance d'aller y effectuer un reportage avant l'ouverture, pour le plaisir des yeux uniquement, mais sans le bain de foule. Et puis il y a surtout celle qui passe la nuit précédant l'ouverture sur le parking, dans son camping car, "pour éviter les bouchons".
Sans blague ! Véridique !

" On a une cuisine à acheter, comme ça on profitera des promos". Le redac chef lui brise ses illusions. "Ils ne feront pas de promo pour l'ouverture." Qu'importe, elle ira quand même.



Aux dernières nouvelles, si elle a évité les problèmes de circulation, elle n'a pas pu éviter les bouchons à l'intérieur du magasin. Entrée dès l'ouverture des portes, à 9h, elle en est sortie 6 heures plus tard. Elle n'a pu rien acheter, mais ressort tout de même avec des plans et un devis pour sa future cuisine...

Par Margaïd
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kazetennerez kezako ?

  • : journaliste en herbe...
  • kazetennerez
  • : "Alors ? Qu'est-ce que tu veux faire, plus tard?". Après trois ans passés sur les bancs de la fac, c'est décidé, je serai journaliste. Mais la route est encore longue ! En attendant, vos trouverez ici actus et péripéties.
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