Chaque année depuis 12 ans le conseil général invite des collégiens des Bouches-du-Rhone à visiter les camp de concentration et d'extermination Auschwitz 1 et Auschwitz-Birkenau.
90 % des femmes victimes de violences conjugales ne portent jamais plainte. pourtant c'est en brisant le silence que certaines parviennent à s'en sortir. Deux d'entre elles ont accepté de témoigner.
Qui a dit que marseille était une ville sale ? La communauté lance en grande pompe le ... sac à crottes. Révolutionaire, vous avez dit ?
Que pensez-vous de la nouvelle possibilité qui est faite aux salariés de travailler jusqu'à 70 ans ?
Pour Guillaume Renaud, cet amendement est « une brèche ». Selon lui, la prochaine étape du gouvernement sera « d'augmenter la durée de cotisation ». Il trouve également « artificiel » d'augmenter l'âge de la retraite « lorsque le taux d'emploi des seniors est très bas ». Julien Martin le rejoint sur ce point et précise quelques chiffres: « seul un tiers de la population travaille encore à 60 ans. Le reste est au chômage ou en pré-retraite. » Pour lui, la retraite à 70 ans est « une absurdité ». Il s'inquiète aussi du "choix de société" imposé par la droite.
N'est-il pas paradoxal de se pencher sur le thème des retraites alors que la jeunesse souffre des problèmes liés au logement, à l'emploi ?
Selon Guillaume Renaud, « une organisation de jeunesse ne doit pas uniquement se préoccuper de ses problèmes ». Cependant, Julien Martin admet que les retraites ne sont pas un élément moteur pour les JC. « Nous avons d'autres combats comme la gratuité des transports en commun, le logement. Mais si un mouvement se créée, semblable à celui de 1995 sur les retraites, nous le rejoindront."
Car en effet, l'augmentation de l'âge de la retraite ne serait pas sans impact sur l'emploi des jeunes. Comme le rappelle Guillaume Renaud, l'équation est simple. « Plus les seniors occuperont longtemps leur emploi, moins les jeunes auront de place sur le marché du travail. » Voilà pourquoi les MJS ont commencé un campagne de distribution de tracts sur ce thème dans les lycées et sur le campus.
Pensez-vous, un jour, bénéficier d'une retraite ?
Ne possédant pas de boule de cristal, Julien Martin regrette de ne pouvoir nous répondre. Mais si lire l'avenir est impossible, les hommes affirment vouloir se battre pour pouvoir en bénéficier. « C'est le rôle d'une organisation de gauche » affirme Guillaume Renaud. « Si à 20 ou 25 ans, on est défaitiste, ils ne nous la donneront pas » avance tout de même Julien Martin. En effet tous les deux semblent se préparer à un combat difficile. Mais ils sont déterminés. « Molière est mort sur scène, dit très sérieusement Julien Martin, moi je ne veux pas mourir au travail. »
Margaïd Quioc
Nous avons rencontré Lull, chanteur folk grenoblois, après un concert à la bibliothèque du centre
ville.
Quelles sont vos impressions après ce premier live dans une bibliothèque ?
Le concert ne s'est pas trop mal passé, même si une bibliothèque, ce n'est pas un cadre habituel. Le public a été très attentif mais pas démonstratif. Dans les salles de concert, le public est plus chaleureux et dans les cafés concert, les gens ne prêtent pas attention à la musique, qui n'est qu'un fond sonore pendant qu'ils boivent un verre. Aujourd'hui, ils avaient la même attitude que lorsqu'ils viennent lire leur journal. Le public aussi était différent, il y avait plus de personnes âgées. Ce soir, une dame qui devait avoir plus de soixante ans est venue me demander de dédicacer mon album. Ça ne m'était jamais arrivé.
Vous faites également partie du groupe settle in motion. Pourquoi avoir monté un deuxième projet musical ?
Settle in motion est un groupe plus rock. Quand je proposais de jouer des morceaux folk que j'avais composé, les autres membres du groupe les refusaient. Je me suis donc lancé dans un projet solo pour pouvoir jouer mes morceaux. Mais bien sur, cela pause quelques problèmes de gestion. J'ai un emploi du temps bien rempli. Faire partie d'un groupe comme Settle in Motion, cela facilite les choses pour la com', la recherche de concerts... Mais pour Lull, je n'ai personne pour m'épauler. Et comme les cachets de mes concerts, ne me suffisent pas, je dois également travailler, comme surveillant de cantine et de garderie, pour gagner ma vie. Mais j'aimerais pouvoir obtenir le statut d'intermittent du spectacle, et vivre de la musique.
Pourquoi composez-vous en anglais ?
Parce que c'est la langue que je préfère. J'écoute de la musique en anglais et je préfère même voir des films en anglais. J'ai donc plus de facilités pour écrire dans cette langue. J'ai essayé d'écrire en français mais ça en me plaisait pas. Lull, en anglais, signifie “moment de calme” ce qui correspond à mes chansons. Je voulais avoir un nom anglo-saxon, car ainsi, les gens s'attendent à des chansons en anglais. J'ai donc choisi d'écrire en anglais par choix, et non pas par pudeur, comme on pourrait le croire.
La guitare a une importance particulière dans vos live. Où avez vous appris à en jouer?
J'ai appris à jouer de la guitare tout seul. Quand j'étais en seconde, au lycée, un copain anglais m'a initié à la guitare; j'ai trouvé ça cool et j'ai eu envie de continuer. Mais il est reparti. Je n'avais pas les moyens de me payer des cours. Et de toute façon, je pense que je n'étais pas assez discipliné. Je me suis donc acheté des magasines spécialisés et j'ai appris à jouer à partir de tablatures. Maintenant je travaille en écoutant un morceau. Je cherche à le reproduire jusqu'à ce que le résultat me plaise.
Quel est votre point de vue sur la scène musicale locale ?
La scène musicale à Grenoble est très dynamique. Il y a beaucoup de bons groupes et de nombreuses structures qui soutiennent les musiciens. Mais ce qu'il manque ici, ce sont des lieux pour jouer en public. Il y a bien un salle de 800 places en construction [ à Bouchayer Viallet, elle sera livrée en 2010 ndlr], mais ce qu'il faudrait, c'est une salle plus petite, de 500 places. Quant au public grenoblois, il est très aléatoire et difficile à cerner. Un copain qui a joué en Allemagne, en suède en Norvège m'a dit que le public y était plus réceptif. Il est vrai que plus de monde comprend l'anglais là bas et ils sont plus habitués à la culture folk. On dit aussi que le public du nord de la France est plus chaleureux. Fin octobre, je serai à Reims et à Paris avec Settle in motion. On verra bien comment ils réagiront.
Impossible de l'éviter, elle est partout. La crise financière a envahi nos journaux, nos radios et nos écrans, avec des titres tour à tour rassurants ou inquiétants. “La plus grande crise depuis 1929”, comme l'appellent certains spécialistes et journalistes est ainsi en bonne place dans les kiosques. Cependant, les marchands de journaux du centre ville sont catégoriques. L'étalage à la une des quotidiens des épisodes de la crise ne fait pas vendre.
Pour Mokdad Ghassan, qui vend des journaux dans un tabac proche de la place Victor Hugo, “la plupart des lecteurs de quotidiens l'achètent par habitude, peut importe le sujet à la une”. Il remarque tout de même que certains magazines ayant choisi de faire un dossier sur la crise financière sont partis très vite. Mais pas forcément avec des épargnants: “ce sont plutôt de jeunes étudiants intéressés par le sujet”.
Au Mag'Presse des Vendra, on reconnaît avoir vendu plus de quotidiens économiques que d'ordinaire. “Par contre les revues renseignant sur les placements se vendent beaucoup moins”. La crise financière ne dope donc pas les ventes d'une presse nationale que l'on dit morose. “Vous savez, ajoute Madame Vendra, les gens font de toute façon très attention à leur porte monnaie”. “Et ils sont inquiets, renchérit Monsieur Vendra, et tous ces gros titres, ça ne rassure pas, ils râlent beaucoup après les banques.”
Entrent deux clientes. Elles choisissent un magazine de loisirs. “Nous, on ne lit pas les journaux”. Elles n'ont cependant pas échappé au 20 h. Pour elles, tous ces sujets sur la crise diffusés à l'heure du dîner “ne font qu'amplifier le problème”.
C'est également l'avis de Renan Trovoro, banquier. “Les gens sont très inquiets par ce qu'ils voient à la télévision, surtout les personnes âgées et les petits épargnants”. Une inquiétude due selon lui à une mauvaise information. La preuve: “les personnes au courant de l'actualité financière continuent à investir et à faire des bénéfices”. Alors, Renan n'approuve pas vraiment la manière dont les médias traitent la crise:“ ils affolent plus qu'ils ne rassurent pour faire de l'audience, ce n'est pas comme ça que l'on va s'en sortir”.
Plusieurs choses agacent Renan Trovoro dans le traitement de la crise financière, plus particulièrement à la télévision. “Ils mettent toutes les banques dans le même panier, alors qu'il y a de grosses différences”. Et elle ne met pas suffisamment en avant les garanties dont bénéficient tous les petits épargnants. “70 000 euros sont garantis pour chaque compte épargne, compte chèque et assurance. Mais l'on n'en parle pas dans les médias.” Conséquence, “cette semaine, j'ai encore dû convaincre un monsieur de ne pas retirer toute ses économies de la banque.”
Un commerçant voisin, Jean-Charles Roseto, fait les mêmes reproches. Il a l'impression que “les journalistes amplifient les conséquences directes de la crise sur les petits épargnants”. Pour lui l'analyse de la crise financière dans les médias n'est pas assez appronfondie. “On ne sait toujours pas comment il est possible qu'une banque qui possède 15 milliards d'euros en perde 300 milliards”. Ses clients aussi, d'après lui, se méfient du discours médiatique. “ Ils n'ont aucune confiance en ce que disent les journalistes.”
Alors, la crise financière aurait-elle été sur-médiatisée ? C'est en tout cas ce qu'affirme Renan Trovoro: “Pour l'instant, il n'y a pas de raison de s'inquiéter... même si ce n'est que le début et que 'on ne sait pas trop où on va”. Le discours du banquier n'est pas non plus très rassurant.
| Janvier 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | 31 | |||||||||
|
||||||||||